LA KABYLIE ORIENTALE DANS L’HISTOIRE ,EL KBAILE EL HADRA

A force de trop attendre on a failli désespérer de le voir sortir un jour .Mais il est arrivé enfin. il est sorti avant hier « Mabrouka Alina » .

C’est le livre « la Kabylie orientale dans l’histoire » , que notre  ami Hosni Kitouni vient publier en France aux éditions l’Harmattan ,après de longues  péripéties qui appartiennent , heureusement , au passé depuis quelques jours .De commission de lecture à la relecture et d’éditeur en éditeur  , Hosni n’a pas baissé les bras et y a cru dur comme fer jusqu’à l’aboutissement de cet ouvrage qu’il a tant voulu achever .

Chose faite. Il vient en effet de sortir  un livre qui réserve, enfin,  une grande place aux « Kbaile El Hadra », tribus et espaces, de l’antiquité à 1882. Pour la première fois , l’histoire de notre région  n’est plus confinée entre le  port et les faubourgs de la ville de Jijel ,entre les phéniciens et les génois .Elle brasse  cette fois ci ,sous un angle décolonisé , un espace plus étendu et des populations plus représentatives de presque toutes les tribus du territoire d’ ouest à l’est et au sud de la wilaya .

Le livre est riche de détails historiques, de dates, de personnages et de lieux qu’on arrive difficilement à situer aujourd’hui .il est écrit avec passion mais cela n’enlève en rien de la rigueur historique qu’exige ce genre d’ouvrage . Les faits sont expliqués avec une grande pédagogie et sont étayés  de données chiffrées ou expliquées comme il se doit. Il  traverse le temps et l’espace de bout en bout , fouine coins et recoins , « zenga zenga ,arch arch »   et essaie de ne rien oublier .

En attendant la sortie à Alger ,qui ne saurait en principe tarder ,nous commençons déjà de rever de voir la periode de 1882 à 1962 faire l’objet d’une autre œuvre aussi documentée et traite avec la même verve et la même passion. Donc , mon cher ami ,remets toi au travail et crée des vocations et des émules.

Azzedine Boukehil

KABYLIE ORIENTALE

53 commentaires pour LA KABYLIE ORIENTALE DANS L’HISTOIRE ,EL KBAILE EL HADRA

  1. Kitouni Hosni dit :

    Merci Azzedine pour ces paroles venues du coeur.
    Oui effectivement, c’est un travail qui m’a demandé de longues années de recherche. Nombreux sont les amis qui y ont contribué, chacun à sa manière , pour m’orienter, m’éclairer sur des questions complexes, enfin pour aider à ce que le projet se réalise.
    J’annonce à mes amis, que le livre sera publié en Algérie, chez Casbah éditions, dès le mois de mai.Malheureusement pour le moment il n’est disponible qu’en France. Pour éclairer un peu plus les lecteurs d’Afalaz, sur son contenu , je leur livre en priorité , la présentation de la page 4 de couverture.
    Ce livre est né d’un sentiment d’injustice : pourquoi El Kabaile El-Hadra (la Kabylie orientale) — le pays des Kutama — berceau d’événements historiques considérables dont les répercussions ont touché tout le Maghreb et le Moyen orient, est-elle restée hors du champ des études historiques ? Ce désintérêt aurait-il pour cause l’extrême complexité des questions que l’histoire de cette région soulève ? Qui sont donc ces « Kabyles », parlant « arabe », sans doute descendants des fameux Kutama, mais qui refusent obstinément de se revendiquer de cette ancestralité ? A la suite de quoi une population montagnarde, enclavée, réputée berbère depuis la nuit des temps, s’est-elle arabisée, et pourquoi son arabe est-il si dissemblable de celui parlé dans le reste du pays ? Quelle est l’origine de sa population, de son particularisme culturel et social ? Que devient la Kabylie orientale après la «conquête coloniale» ? Pourquoi, plus qu’ailleurs, la résistance à l’occupation française a-t-elle, ici, duré aussi longtemps (1839-1871) ? Et pourquoi fut-elle particulièrement acharnée et si meurtrière ? Quels bouleversements, le système colonial lui a-t-il fait subir au point où elle se retrouve en prise à une sorte de «crise identitaire» dont les effets demeurent perceptibles jusqu’à présent ? C’est à ces multiples questions que cet ouvrage s’attache à répondre.
    S’appuyant sur des documents exceptionnels, Hosni Kitouni, fait œuvre de pionnier en abordant, pour la première fois après Marçais et l’école linguistique d’Alger, la question de l’origine des parlers arabes des massifs Kabyles qu’il rattache à la reconfiguration des tribus, conséquence des luttes dynastiques dans le Maghreb.
    Retraçant les événements qui ont bouleversé la Kabylie orientale après 1839, année de la prise de Jijel, il nous montre comment la colonisation, telle une bourrasque meurtrière, a détruit paysages, hommes, organisation sociale, culture. « Autrement dit comment le résultat de quinze siècles d’histoire a été, en moins de quarante ans, anéanti. Destruction entreprise au nom de « la civilisation qui vient au secours d’un peuple de sauvages ». Les crimes coloniaux, accomplis en Kabylie orientale, l’ont été avec une telle barbarie et une telle haine qu’il est insoutenable d’en évoquer même le souvenir. Pourtant, il faut bien que cette histoire soit écrite pour que nous avancions dans la connaissance de nous-mêmes, mais surtout, pour déjouer les pièges tendus par l’historiographie coloniale qui continue à faire des ravages dans la pensée dominante.
    Un souci constant nous a animé du début à la fin de ce travail : restituer dans sa plénitude le rôle du peuple dans son histoire en nous plaçant résolument du point de vue de ceux qui souffrent et luttent pour préserver vaille que vaille leur liberté et leur vie.
    Enfin, en paraphrasant Marc Bloch, on pourrait écrire qu’il n’y aura de véritable histoire de l’Algérie que celle où l’on verra justice rendue à ses profondes variétés régionales. »
    L’auteur. Kitouni Hosni

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    • Kitouni Hosni dit :

      De nombreux amis posent la question de savoir où est disponible le livre ? En France bien sûr , soit achat en ligne sur le site de LHarmattan :
      http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39716
      Soit en librairie, à Paris cinquième, rue de l’école Polytechnique.

      En Algérie, il sera édité par les Editions Casbah vers la fin mai, in-challah.
      Nous promettons à tous nos amis qu’une version arabe est en cours de traduction. Ce sera notre surprise.
      K.H

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      • nourdine dit :

        jesuis tres heureux qu un livre dece genrea ete edite car je suis originaire de cette region exactement des beni ider mechta ouled abdellah a bordj thar et j ignore toute l histoire de cette region sauf celle de la revolution de moulay echekfa et d el baraka avant et entre les deux je connais rien enfin dans nos mechta on parle l arabe mais tous les lieux dits sont en kabyle merci mr kitouni

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  2. محمد بوكحيل dit :

    هنيئا للمنطقة بهذا الانجاز،
    وتحية لصديقنا حسني قيطوني على الاهتمام والجهد المبذول
    من اجل خراج المنطقة من ظِلْفِ البهيمية وظَلَفِ الطبعة الساسية.
    ونأمل يكون كتاب: »القبايل في تاريخ الشرق » مستهل لأعمال جادة في هذا المجال أقتداء بصديقنا حسني قيطوني .
    شكرا لكم على الإعلام المهم.
    تحيتي الودية

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  3. Belkacem Cherabta dit :

    شكرا على هذه التحفة وأتمنى أن نتمكن من قراءة الكتاب كاملا في أقرب وقت، أشد على أياديكم وأشجعكم ،مؤلفين وقائمين على هذا الموقع المتميز، على مواصلة البحث والتنقيب في تاريخ المنطقة لإعلام الناشئة بتاريخ منطقتهم ومساهمة أسلافهم في المحافظة على هويتها

    بلقاسم شرابطة

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  4. mounir dit :

    Excéllente nouvelle, est ce que le livre est désormais disponible à la fnac ?

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    • Kitouni Hosni dit :

      Oui le livre est actuellement disponible à la Fnac. Comme dans d’autres librairies bien sûr. mais mon plus grand souhait c’est qu’il le soit en Algérie.Merci à tous pour l’intérêt que vous manifestez. je vous promets que nous ferons une grande rencontre autour du livre à Bni Habibi., un jour prochain.

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  5. Allaoua dit :

    Merci beaucoup pour cet effort, ça fait vrm plaisir !🙂

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  6. lila dit :

    شكرا للكاتب على هذا الانجاز الذي يعرفنا عن تاريخ منطقتنا جيجل و نحن بالفعل نحتاج الى المزيد في معرفة تاريخ القبائل الصغرى

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  7. Djamel dit :

    Pour ma part, je l’ai acheté. Je l’ai tout simplement commandé auprès d’un libraire.Mais comme je lis d’autres auteurs (historiens), il me semble qu’il y ait des recoupements à faire et des précisions à apporter. Notamment sur les Vandales qui n’ont rien vandalisés comme il l’est souvent écrit. D’autres part, selon toutes mes lecteurs et elles sont nombreuses, les Ouled Aouat sont biens berbères et Kabyles depuis toujours.

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  8. Khenifar dit :

    S.V.P où puisse-je trouver ce livre sur Alger ? Merci d’avance

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  9. Tamine Hassan dit :

    Je souhaite d’autres publications et de recherches approfondies sur cette partie oubliée de l’algérie, le livre de M. H. Kitouni enrichissera le paysage culturel Algérien de vérités longtemps ignorés, voire négligé par les pouvoirs publiques . Une future publication concerant les mots bèrbères utilisés en Kabylie orientale serait plus qu’intéressant.

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  10. salim djemaa dit :

    Le livre est un concentré d’informations, très documenté et très bien référencé. Il n’est guère destiné aux lecteurs qui lisent allongés sur un canapé ou adossé à un coussin sur le coin d’un lit. Sa lecture exige d’être bien éveillé et avoir un crayon à porté de la main et ne pas hésité à souligner, tracer des cercles ou encore mettre des croix au rythme de tourner les pages. Il n’est absolument pas dégradant de revenir sur la page que l’on vient de tourner ou de relire deux ou trois fois -voire plus- le même paragraphe. Il serait intéressent de rajouter quelques annexes à l’ouvrage, ne serait-ce-qu’une carte ou un plan le plus détaillé possible ainsi qu’un listing lexicologique des mots inhabituels figurant dans le texte. Cela apportera une sorte de dilution au livre pour que sa digestion intellectuelle soit supportable par un plus large lectorat.

    Merci Mr Kitouni.

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  11. Kitouni Hosni dit :

    C’est à moi de vous remercier.
    Ecrire sur un pays méconnu est toujours une aventure intellectuelle, un défi, mais surtout un plaisir. La Kabylie orientale est ma terre, c’est là que mes lointaines racines ont poussé. J’ai voulu écrire une histoire qui rende justice au sacrifice de nos parents et arrières grands parents, j’ai voulu surtout mettre des jalons pour que d’autres suivent. Déblayer le terrain, jeter des balises, frayer des chemins, enfin laisser une trace.Que le livre trouve des lecteurs de votre qualité m’honore et m’encourage. Parce que voyez-vous, quand on cherche a escalader une cime; ils sont, chez nous, nombreux à chercher à vous tirer par le pan de la veste, façon à eux d’être généreux dans l’effort. Encore merci à vous d’avoir partagé avec moi le voyage, j’espère que d’autres viendront joindre leurs pas aux nôtres.
    PS.
    Le livre vient de faire l’objet d’une traduction en arabe. Je ne veux pas en dire plus, puisque le traducteur est un enfant aimé de Bni Habibi, c’est à lui d’en dire d’avantage.
    Hosni Kitouni

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    • Salim dit :

      Merci Mr Kitouni j’ai lu votre livre, notre kabylie orientale ou kbayle el hadra, a eté ignorée de par les pouvoirs publics, ainsi que par les historiens qui ecrivent sur la kabylie en general ou sur l’histoire de l’algerie , bravo poue ce nif! inchallah ça sera pas votre premier et dernier livre, je suis un fervent de l’histoire du maghreb , malheureusement je connais bcp plus l’histoire d’autres regions que celle de kbayle el hadra.J’aimerai bien que vous nous parler un jour du parler de notre region, par exemple tout ce qui toponymie, noms de lieu, et la flore c’est à 80% berbere,nous avons des mots typiquement arabes, plus un melange de marocains , andalous, certains mots romains, espagnoles turcs,notre region a le voca bulaire le plus riche d’algerie, mais helas !
      Mes salutations les plus respectueuses Mr kitouni, inchallah je lirai d’autres livres de Mr kitouni.

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      • Kitouni Hosni dit :

        Merci Salim,
        Tout l’honneur est pour moi de savoir que le livre trouve auprès des lecteurs la satisfaction et le plaisir de découvrir l’histoire de notre belle région. Si le livre a un mérite, c’est bien d’avoir ouvert une petite fenêtre par laquelle, on peut dorénavant regarder, admirer, découvrir le beau et magnifique pays de la Kabylie orientale. Si aujourd’hui, nous sommes dans cette singulière crise d’identité c’est, je le crois, en raison notamment de notre ignorance du passé. Nous ne savons pas quels chemins tumultueux a traversé l’histoire de notre région, celle de ses habitants. Les souffrances endurées, les massacres subis, les peines entretenues, le sang versé. Nous sommes les enfants d’un perpétuel drame, celui de la quête de la liberté. Nous sommes nés d’un combat. Cette liberté, nous n’avons pas su, hélas la préserver. J’ai écrit cette histoire, avec ses manques, ses lacunes, ses insuffisances, dont je suis très conscient, en partie pour rendre hommage à nos parents, aux martyrs de nos multiples révolutions…Je ne veux pas que leur sang répandu avec tellement d’abnégation, sèche, disparaisse sans laisser de trace. Je veux que les jeunes générations sachent d’où nous venons. Les obstacles par lesquels nous sommes passés. La liberté et la dignité ne se donnent pas. Jamais. Elles s’arrachent. Si mon livre contribue à cette prise de conscience, c’est une immense satisfaction qui viendra récompenser un effort de 5 années de travail ardu et solitaire.
        Merci à vous Salim de l’avoir lu.
        Kitouni Hosni

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  12. salim kitouni dit :

    السلام عليكم شكرا لكل من ساهم في انجاح هاذا الكتاب القييم و شكرا بالدرجة الاولى للسيد حسني قيطوني مؤلف الكتاب …..و بدوره ازاح الستار على اشياء كانت غامضة على منطقتنا جيجل و انا من ولاية جيجل و انا اسمي قيطوني سليم و لقد سمعت اساءات للمنطقة و جدورها و الحمد لله انا اعلم و واتق بانه يوجد في الكتاب ما يبين اصل اهالي منطقة جيجل العريقة …و السلامkitouni salim

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  13. kitouni hosni dit :

    Bonsoir,
    Je porte à la connaissance de mes amis que le livre « la Kabylie orientale dans l’histoire » vient d’être réédité par Casbah. 100 exemplaires sont destinés à Jijel, ils seront dans les librairies dès demain.
    Salutations
    Hosni Kitouni

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  14. El-Milia Kvayl dit :

    Azul M.Kitouni

    Je vous écris à cette heure tardive(j’ai presque par instinct, si je puis dire écris « El-Milia » Kabylie pour tomber sur votre ouvrage) afin de profondément vous remercier.
    En effet, je suis Algérien né en France, et j’ai assez précocement ressenti un mal-être qui allait très vite se révéler être une crise identitaire.Mes parents étant originaire d’El-Milia et Collo,ceux-ci étant issus de familles de longue date résistantes et nationalistes, j’avais tôt fait de m’intéresser à mes origines,mon peuple, ma terre qui devaient inexorablement me singulariser vis-à-vis de mon pays « hôte »
    Aussi ,je ne suis presque jamais passé à coté de ce que, nationalement je me sente Algérien et régionalement quelques « marqueurs » viennent m’identifier en tant que Kabyle.
    A raison de ma langue maternelle,quoique très mal acquise,essentiellement dialectale « arabe » truffée de mots berberes, à raison de pratiques et habitudes culturelles plutôt coutumières des Kabyles, à raison même de patronymes de localités restés bèrberes (Tamanart,Tizgherban,Taza,Afenssou,Oued Zguer,Tamalous,Tayoussem,etc),à raison de ce qui n’était qu’une assertion trop vite adoptée que nous ne serions que Arabes j’ai réintegrer ma dimension Kabyle
    Au départ,je suscitais la curiosité si ce n’est la moquerie,mais au fur et à mesure que la Kabylie qui porte le nom de Hadra réintégra la mémoire d’un nombre grandissant d’Algériens(y compris en dehors de son périmètre communément admis),malgré sa marginalisation à marche forcée (peu ou pas de valorisation quant à sa contribution durant la période de résistance à la colonisation ou plus récemment lors de la lutte pour la libération du territoire)je devais me réjouir grandement de ce qu’un ouvrage’, le votre ‘vienne réhabiliter un peuple, une région pour nous ramener à notre vraie identité et ce manière irréfutable, irrévocable
    le temps de la négation de soi est désormais révolu,et votre ouvrage représente une contribution majeure, c’est même un « acte refondateur »
    merci beaucoup et à bientot

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  15. kitouni hosni dit :

    Merci monsieur pour votre réaction!
    Vous savez, ce qui m’a poussé à écrire ce livre pour lequel j’ai entrepris des recherches de plus de cinq ans, c’est sans soute la même question qui s’est posée à vous ? D’où vient ce peuple des montagnes, qui parle un arabe singulier, n’a pas de folklore à proprement dit, comme on en trouve dans les Aures ou en grande Kabylie, entendu par là  » des danses, des chants, une poésie constituée, des Meddah reconnus etc… » De plus il a un mode d’habitation singulier. Des gens de la montagnes qui occupent l’espace comme des gens des plaines, voilà une bien étrange spécificité? Quelle est donc l’histoire de ces singularités? Comment en est-on arrivé là ? J’ai cherché des livres, mais hélas il y en avait très peu, pour ne pas dire aucun qui traite spécifiquement de la région. J’ai donc entrepris de rassembler tout ce qui a été écrit sur la région et ensuite d’en faire une synthèse et une analyse en la confrontant à la tradition orale. Mon but : donner un éclairage nouveau sur une région considérée jusque là comme une non-histoire, une non-identité. C’est un livre ardu , je l’avoue, mais il fallait surtout éviter la banalité et les lieux communs. Parler sérieusement, de manière fondée sur un pays qui mérite d’être connu et aimé, telle fut la gageure Les insuffisances et les manques, les approximations seront sans doute corrigés par d’autres qui y apporteront, je l’espère un surcroit de savoir et d’intelligibilité.
    Amitiés
    Hosni Kitouni

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    • Samer dit :

      Bonjour Mr Kitouni

      Merci pour ce bijoux, mais dire qu’il n y a pas d’ouvrages sur la région je crois que c’est faux. Mes parents sont originaire de cette région et plus exactement de Bordj Ethhar (Beni Ider) et dans ma famille il y a quelqu’un qui a déjà écrit sur l’histoire de Jijel et particulièrement sur la région de Chekfa (Sur Moulay Chekfa), l’auteur s’appelle Mr Khenouf Ali et ses écrits sont en arabe.

      Une question Mr Kitouni: Est ce qu’il y a un moyen de retracer les origines des familles de la région?

      Same

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  16. bravo…hosni..enfin on va lire un livre qui retrace nos origines..confondues souvent avec kabaile nighass et les arabes?!

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  17. kitouni hosni dit :

    Invité par le Colloque international sur « MASSACRES ET RÉPRESSIONS dans le monde colonial » organisé par l’Université de Bretagne Sud, Lorient du 27 au 29 novembre 2014, j’ai proposé de faire une contribution sous le titre  » Donner nom et sens à la souffrance des victimes.
    Pour les lecteurs de notre blog je livre ci-après le résumé de cette contribution.
    « La période (1830-1848) de la guerre coloniale en Algérie a produit une succession de violences extrêmes contre les civils répondant bien à la définition de massacre énoncée par J. Semelin. Pourquoi dès lors ces massacres sont-ils aujourd’hui, en France, ignorés, voire rejetés hors champ de la connaissance ? Analyser et comprendre ces violences pour rendre visibles les victimes et audible leur mémoire, tel est l’enjeu de cette contribution.
    Présentée comme une œuvre de la civilisation contre la barbarie, la guerre de conquête multiplie les opérations sanglantes contre les civils. Il s’y commet d’horribles massacres impliquant chefs militaires et leurs troupes en proie à ce qu’il faut bien appeler l’« ensauvagement » des bourreaux. Tension donc entre les buts déclarés de la guerre et sa réalité, mais tension aussi entre les objectifs des opérations militaires (soumissions des populations) et leur dévoiement en une surabondance de méfaits qui alimentent la guerre d’un surcroît de violences. Pour y faire face, la narration officielle entreprend d’éliminer les détails qui singularisent ces brutalités et les chargent de leur poids d’horreur, tout en s’efforçant de faire disparaître du récit la victime et sa souffrance, pour ne laisser voir que l’image fabriquée de l’« Autre ».
    Ouvrir le champ d’une élucidation de ces événements pour leur donner une qualification qui les identifie pour ce qu’ils sont, impose nécessairement de déconstruire les effets pervers de l’accointance persécuteur/narrateur et de réinjecter au cœur du récit la souffrance de la victime comme révélateur de sens de la guerre coloniale. Engager cet effort de réévaluation c’est déjà rendre justice aux victimes puisque leur souffrance y est enfin nommée. »
    A ce colloque ont participé par moins d’une trentaine de chercheurs de 12 pays différents Américains (USA) Brésiliens, Chinois, anglais etc. J’ai tenté de faire entendre la voix des victimes algériennes des crimes coloniaux. Pour ceux que cela intéresse voici le lien de ce colloque :

    http://massacresetrepressions.wordpress.com/informations-intervenants/samedi-29-novembre/hosni-kitouni/

    Ma contribution sera incessamment publiée prochainement.

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    • mounir dit :

      J’ai aussi beaucoup essayé de me renseigner sur cette période o combien méconnu qu’est le début de la conquête à savoir la « pacification » s’étendant de 1830 à 1871. Cette période fut jalonnée d’odieux massacres, d’expropriations, d’épidémies et de famines. Un livre extrêmement peu connu en parle et bien documenté, c’est un livre écrit par Michel HABART ayant pour titre « Histoire d’un parjure » publié en 1960 et instantanément interdit à la vente, amis depuis peu on le retrouve sur le net. ce livre là m’a mis une énorme claque, et il met fin à un mensonge qui disait que l’Algérie avant la conquête n’était habité que de 3 millions d’habitants et pour les chiffre les plus optimiste entre 3 et 5 millions d’habitant, Michel HABART à prouvé selon de nombreuses sources que le nombre d’habitant était tenez vous bien de’environ 10 millions d’habitant en 1830. Et pourquoi cet effroyable mensonge, car en 1871 eu lieu le premier vrai recensement de l’Algérie et le nombre d’habitants était sans appel de 2,1 millions d’habitants, cela aurait voulu dire qu’en l’espace de 40 entre massacres odieux, expropriation, épidémies, famines, pratique de la terre brulée, brulure systématique des arbre fruitiers récoltes et vol de bétal il y aurait eu une baisse d’habitants de 8 millions, impensable pour l’opinion publique, donc le mensonge des 3 millions d’habitant inculte et sauvage de 1830 paraissait tres bien.

      Procurez vous ce livre et faites le connaitre et tourner, il est disponible à télécharger sur le net. tenez le lien pour le télécharger :

      http://www.histoireebook.com/index.php?post/Habart-Michel-Histoire-d-un-parjure

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    • Bonjour,
      Vous avez raison d’insister sur la violence coloniale. Effectivement elle fut destructrice. mais il faut raison garder. Vous affirmez que le nombre d’habitants de la régence d’Alger (Algérie) était de 10 millions d’habitants, c’est une affirmation hasardeuse. On ne connait qu’une seule source qui a avancé ce chiffre, c’est Hamdane Khodja dans on fameux livre « Le miroir » Des travaux de démographes très sérieux et notamment ceux de Kamel Kateb  » Européens, « Indigènes » et juifs en Algérie 1830-1962  » penchent plutôt pour une estimation situéee entre 3 et 3.1 millions d’habitants. C’est l’estimation la plus correcte.
      Quant à savoir à combien ont été évaluées les pertes algériennes dues à la violence, les plus sérieux démographes retiennent le chiffre de 850.000 morts entre 1830 et 1871. Dans ce chiffre sont compris les 500.000 morts suite à la famine de 1867-69. Un travail récent d’un auteur anglais extrêmement documenté ( William Gallois : A History of Violence in the Early Algerian Colony, Palgrave Macmillan, 2013) parle lui de véritable génocide perpétré par l’armée coloniale entre 1830 et 1848. Mais faut-il s’en tenir aux chiffres ? Et continuer à faire valoir notre victimisation est-ce que cela suffit pour nous « décoloniser » véritablement ? je ne le pense pas. Il faut passer à autre chose , comprendre pourquoi malgré ce sacrifice extraordinaire nous n’avons pas réussi à être de vrais hommes libres ? Pourquoi notre libération est restée à mi chemin ? Pourquoi l’indépendance est-elle aussi formelle ? Pourquoi nous sommes si sales, si impropres, si irrespectueux de la nature, si violents les uns à l’égard des autres, si vulgaires parfois ? Pourquoi l’Algérien se déteste au point de ne pas se supporter ? Pourquoi ne ne savons même pas gérer nos ordures ? Pourquoi tant d’incivisme ? Nos morts continueront à nous demander des comptes , qu’avez-vous fait de notre sacrifice, telle est la vraie question qui se pose à présent. La condamnation du colonialisme, nous l’avons faite de manière sanglante, mais pas jusqu’au bout. Qu’en pensez-vous Mounir ?

      PS: pour ce qui concerne notre région, vous trouverez dans mon livre de quoi largement alimenter votre réflexion sur les crimes coloniaux à cette échelle.
      Salutations.
      Hosni Kitouni

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      • mounir dit :

        Bonsoir,
        Tout d’abord je tiens à vous remercier Mr Hosni Kitouni pour votre réponse et par la même occasion pour votre site extrêmement instructif au sujet de notre précieuse tribu.
        Etant féru d’histoire, je me suis intéressée à de nombreuses périodes, parce qu’en méditant un minimum on s’aperçois que l’histoire n’est qu’un incessant recommencement . On comprend que depuis la nuit des temps l’homme n’a pas changé, la seule nuance est le progrès technique et sa meilleur connaissance du monde qui l’entour sinon l’homme et le monde n’ont changé que dans leur forme mais pas dans le fond. C’est pourquoi je m’intéresse au tournant de l’histoire algérienne o combien pauvre en sources historiques à savoir la conquête (1830-1870 j’extrapole un peu) parce qu’elle permet de comprendre ou du moins nous donne des éléments de réponse sur notre situation présente.
        Quand au nombre d’habitant à la veille de la conquête de l’Algérie, au début de mes lectures j’en était arrivé tout comme vous et à la version connue et officielle au nombre de 3 millions d’habitants et pour les plus optimistes à la tanche de 3 à 5 millions d’habitants. Et cela jusqu’au jour où un ami m’a parlé de ce livre dont je vous ai donné un bref aperçue. C’est un livre datant de 1960 très bien documenté et qui sort des sentiers battu par les chiffres officiels donnés en réalité par le conquérant. Justement, ce livre cite très très largement Hamdan Khodja dont on ne pouvait connaitre meilleur connaisseur du pays puisqu’il était des très sérieux sinon le plus sérieux des administrateurs et l’ayant parcouru d’Est en Ouest. Ce livre nous donne une description très détaillées non seulement de la façon dont le pays fut conquis, conquête qui débuta par un honteux parjure d’où le titre du livre, ainsi qu’une description de la situation du pays, des divers façons du décompte de la population et des massacres perpétués.
        Dit comme cela, cela semble clairement inconcevable, mais pour se rendre vraiment compte il faut avoir lu le livre. Une vérité à beau être cachée des années voire des siècles, mais elle fini par resurgir plus fortement qu’elle ne fut enfouis. Je vous conseil fortement de lire le livre peut être vous changea t il votre opinion.

        Ps: j’essaierais de me procurer votre livre que je souhaitais de toute façon lire depuis un moment.

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  18. Pour nos amis que cela intéresse. Voici sur youtub, mon intervention au Colloque international sur les massacres en situation coloniale.
    http://www.youtube.com/results?search_query=kitouni+hosni

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  19. A tous nos amis du blog,
    Voilà que la Kabylie orientale a dorénavant son site sur wikipedia;
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabylie_Orientale
    Enfin nous avançons vers la reconnaissance d’une région.
    Amitiés

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  20. ليلى dit :

    سلام الله عليكم و رحمته و بركاته:
    إلى الأخ الكاتب ,
    بارك الله فيك و في مشارعيك . أريد أن أعرف أين أجد الكتاب. سواء بالفرنسية أو العربية. لقد لقد حاولت شراءه عبر الإنترنت و لكني وجدت النسخة الإلكترونية فقط. أريد الكتاب و ليس الإلكتروني.

    لاحظت أنك جعلت من القبائل الصغرى تابعة للقبائل الكبرى في الأصل و أن أهلها يعتبرون أمازيغ. لا أريد النقاش قبل أن أقرأ الكتاب. ربما المناطق القريبة من القبائل الكبرى تكون جذورها أمازيغية مثل زيامة منصورية أما القبائل الداخلية فأظنها عربية. أليس بني حبيبي أقرب إلى قسنطينة و ميلة منها إلى القبائل الكبرى؟ آسفة لقد خرجت من الجزائر منذ أكثر من ثلاثين سنة و أظن أن جبال بني حبيبي كانت أول ما نراه من القبائل بين قسنطينة و الميلية بعد القرارم.. في عائلتي كانوا أجدادي نقلا عن آبائهم و أجدادهم يقولون أننا عرب جذورنا من الشام. و أسماء العائلات في قبيلتي كلها عربية كالموجودة في المشرق. رغم أن أماكن المنطقة أسماؤها كلها خليط كما تفضلت و ذكرت. و لهذا أريد أن أقرأ الكتاب لأعرف أكثر…….

    شكرا جزيلا …. كم فرحت لما رأيت أخيرا إنتاجا عن هذه المنطقة الغنية المجهولة…….

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  21. bouhennache abdeslam dit :

    شكرا على هدا العمل المنير الدي قمت به ونورت به شعب هده المنطقة المتعطش كثيرا لمعرفة تاريخه واصوله المجهولة نحتاج الى معرفة المزيد أكثر خاصة بالنسبة الى القبائل الاخرى في ولاية جيجل وانا شخصيا لا أريد ان انتقد هده المحاولة بقدر ما اثني عليها لانها عمل نادر وجب ان نشجعه اكثر لاننا في حاجة اليه كما اود الحصول على هدا الكتاب سواء على الانثرنث او في المكتبات و شكرا.

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    • أشكركم على تعليقاتكم. هذا الكتاب يمكن العثور عليه في المكتبات. والترجمة باللغة العربية قريبا في السوق أشكركم مرة أخرى على تشجيعكم.

      Hosni Kitouni

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  22. Mon ami Azzedine , avec qui j’ai eu du plaisir à faire quelques pas à Constantine ( c’est qu’il voyage lui !) m’a demandé de signaler combien le livre sur la « Kabylie orientale » s’est dispersé à travers le monde du savoir. En effet il est à la bibliothèque de Stanford, la Leland Stanford Junior University, plus connue sous le nom d’université Stanford, c’est une université américaine privée, située au cœur de la Silicon Valley au sud de San Francisco, Il est à la Bibliothèque nationale de France ( BNF) et dans 10 autres bibliothèques universitaires de France. Malheureusement la BU de Jijel et celle de Constantine ne l’ont pas encore acquis. C’est dire qu’à Bni Habibi on est en avance. J’espère qu’un jour les Chercheurs algériens sauront que ce livre existe. M William Gallois, professeur à l’Universsity of Exeter ( angleterre) considère que ce livre est une excellente introduction à l’histoire du Maghreb.
    Salutation à tous nos amis de Bni Habibi et d’ailleurs.
    Hosni Kitouni

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  23. DELLECI dit :

    EST CE QU IL A ETE TRADUIT EN ARABE ,CAR LA GENERATION ACTUELLE EST ARABISANTE .
    JE VOULAIT FAIRE UNE REMARQUE AUSSI LES KUTAM C EST TOUT LE NORD EST ALGERIEN ET PAS SEULEMENT DJIDJEL

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    • Azzedine dit :

      Oui,le liv re est déjà traduit et se trouve ou niveau des éditons casbah. Si tout se passe bien la sortie de la version arabe est prévue dans la cadre de Constantine capitale de la culture. Arabe. En attendant’ vous pouvez livre la tres in teressante presentation du. Livre faite en arabe pa si Mohamed boukehil pour ce site

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  24. karima dit :

    هل يمكن تحميل الكتاب

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  25. Sid dit :

    Bonjour,
    Je viens de savoir par hasard qu’un livre parle des « Kbayels Hadra » et cela me réconforte.
    Mes défunts parents sont de cette région et on nous a toujours fait savoir que nous étions des « Kbayels Hadra ». D’ailleurs, c’est comme cela qu’on les nomme du côté de la ville de Constantine, car la majorité partaient de ce côté-là avant, pendant et après la révolution.
    Le destin a voulu que sois né et que j’habite Alger quelques années avant l’indépendance, pour la simple et unique raison, c’était à cause du massacre de l’Aïd El-Kebir 1956 « Béni Oujhane », qui fait face à Béni Hbibi, de l’autre côté de Oued El-kébir (ce dernier a changé depuis qu’il se verse dans le barrage de Béni Haroun).
    En effet, le 11 Mai 1956, un génocide a été commis par les soldats français, en tuant plus de 90 personnes tout âge confondu.
    A cette époque-là, mon père travaillait en France depuis 1948, ma famille maternelle était venue de Djeballah pour la prendre ainsi que ses trois (03) enfants pour les protéger et les faire descendre sur Alger au lieu et à la place de Constantine (la route étant très dangereuse).
    Donc, je suis né à Alger suite à ce massacre, quelle destinée!!!
    Ce que j’ai compris depuis mon enfance, c’est que notre 1er arrière grand-père n’était pas de la région et qu’il était un « Marabout », puisqu’un petit mausolé lui a été attribué depuis sa mort en 1548.
    Depuis cette date, nos familles partageaient les récoltes (fruits&légumes et l’huile d’olive) avec les douars et dechras environnants. Ceci prouve que cette terre n’était pas la nôtre et on disait aussi que 1er arrière grand-père venait soit de la Kabylie, soit d’Andalousie (ça coincidait avec la chute de Grenade).

    Ce qui étonne quelque peu les kabyles nighass et les kabyles hadra, c’est qu’ils ont les mêmes coûtumes, les mêmes tenues vestimentaires, les mêmes traditions et que son huile d’olive est parmi la meilleure à l’échelle nationale, voir régionale et même mondiale.
    La différence se trouve au niveau de la langue, et, que toute cette région (le nord Constantinois) des vrais martyrs et d’authentiques hommes/femmes braves a été marginalisée, délaissée voir même dépeuplée après l’indépendance et déracinée par le terrorisme.
    Il faut le voir pour comprendre.
    Vivement nos valeureux martyrs.
    Sidali

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  26. kitouni Hosni dit :

    Bonjour Sid,
    Je suis très heureux de vous lire, mais surtout touché par la sincérité de votre témoignage. Sachez simplement que le crime de Bni Oujhane a fait l’objet d’un livre enquête de Marie Copeaux, c’est une page tragique de notre histoire. Pas très loin de chez vous, d’autres tribus ont été également entièrement dissimées, Arb Taksibt, par exemple ont tous été déportés en 1854, y compris les femmes, enfants. Ou encore les Ouled Belafou. D’autre part , je suis heureux et curieux d’apprendre que vous faites partie d’une famille maraboutique. j’aimerai bien savoir laquelle. Mon livre sur la Kabylie orientale, édité par Casbah en 2013, évoque ce sujet. je souhaite vraiment avoir avec vous un échange plus approfondi sur toutes ces questions du passé.
    merci de nous écrire
    Hosni Kitouni

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  27. Sid dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre gentillesse et le diminutif accordé à mon prénom (rire) !
    C’est est un honneur d’échanger avec vous Housni.
    Effectivement, le génocide de Bni Oujhane fait partie des tragédies qu’a subi ce peuple brave de jadis et cette terre de valeureux combattants depuis les temps des temps.
    Venant du colonisateur cela peut se comprendre, mais procéder à l’oubli, à la marginalisation et à la perte de la mémoire collective c’est triste et c’est malheureux.
    Oublié son passé c’est condamné son avenir !!!
    Les juifs sont puissants, car ils n’oublient jamais leur passé et sont solidaires entre eux. Ils se sont rappelés les leurs, les juifs noirs et pauvres d’Ethiopie « Les flachas », soit 3.000 mille ans depuis leur séparation. Nous, en Algérie, les braves gens déportés en Nouvelle Calédonie et Cayenne, en Syrie et Palestine (dont certains sont de la région), ont été complètement oubliés et personne n’a pensé à les rapatrier chez eux, sobhane Allah !!! Quelle horreur !!!

    De plus, la région du Nord Constantinois a été totalement marginalisée, voulu ou pas, mais la réalité est là!
    Housni, comparez SVP la région de Kbayele Nighass avec la région de Kbayele Hadra, il n’ y a pas photo !
    Un massacre et un déracinement a été opéré au grand malheur des gens de la région, de la nation et de l’histoire.
    Après l’oubli de sa valeureuse histoire ancestrale, son engagement patriotique, sa contribution pour le déclenchement de la glorieuse révolution et pour l’indépendance de ce pays, voià que maintenant le terrorisme a terminé le sale boulot en un déracinement terrible.
    Il n’ y a plus personne dans les montagnes, habitées actuellement par des singes, des chacals, des sangliers, voire même d’hyènes.

    Pour Bni Oujhane et malgré la présence de certains de ses enfants dans les sphères de l’Etat, malheureusement personne n’a pris la peine de défendre cette cause juste et de l’écrire avec des lettres majuscules dans l’histoire de notre pays.
    Sachez que ma tante maternelle est morte les armes à la main, sobhane Allah.

    Pour ce qui est du Maraboutisme, effectivemet mon 1er arrière grand-père l’était, puisqu’un mausolée existe toujours sur la crête de la montagne.

    To be continue
    Je vous raconterai une anecdote prochainement
    Sincèrement
    Sidali

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  28. kitouni Hosni dit :

    Cher Sidali,
    Merci pour le « Hou » dont vous m’affublez, ainsi vous prenez gentiment votre revanche sur mon usage involontaire de votre pseudo.
    Je ne partage pas votre lecture de l’histoire en général et de la nôtre en particulier. Cette vision dichotomique provoque chez moi de l’irritation, je trouve que c’est par trop simplifier les choses : eux/nous ; bons/mauvais ; etc. N’avons-nous pas une part de responsabilité dans la dérive générale ? L’intelligence, la culture, la sensibilité ne sont les vertus cardinales d’une administration, fut-elle l’Etat lui-même. C’est la société civile, les intellectuels, les lettres, les élites qui impulsent ailleurs l’action de l’Etat. Devraient le faire chez nous ! Il a fallu une Française pour entreprendre le travail de mémoire sur l’affaire de Bni Oujhane. J’ai eu le bonheur de la rencontrer et savez-vous ce qu’elle m’a dit : « il y a énormément de choses à faire chez vous, pourquoi vous perdez du temps, bientôt tous les témoins vont disparaître ». L’Etat ne peut pas faire ce travail. Il n’a même pas à s’en occuper. Il revient aux historiens, aux chercheurs de la faire.
    Toujours à se déresponsabiliser par rapport à nos devoirs de citoyens ! Tenez, j’ai récemment donné une causerie à Bni Habibi, je leur ai parlé de la zaouïa de Sidi Ouareth, un lieu symbolique de notre histoire, elle est dans un état déplorable et personne ne lève le petit doigt pour la sauver. J’ai pu recueillir des information de première main pour reconstituer la vie de Ben Fiala et bientôt j’en ferai un petit opuscule historique , mais cela ne suffit pas, il faut que les gens de la région prennent les choses en main pour sauver leur propre histoire. La maison de Ben Fiala et la Zaouia de Sidi Ouareth sont des lieux de première importance pour Bni Habibi.
    Amicales salutations

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  29. Sid dit :

    Bonjour Hosni,

    Je ne veux nullement polémiquer avec vous, mais ce n’était qu’un humble avis venant d’un simple citoyen Algérien, mais jaloux de son pays et furieux contre sa dégradation et sa destruction.

    Pour honorer ma promesse, je vous raconte l’anecdote ou plutôt l’histoire de ma dernière visite dans la région. J’espère qu’elle sera à la hauteur de votre attente, héhéhé !!!
    Il faut savoir que je ne connais pas bien la région (El-Milia, El Ancer, Belghimouz, Sidi Abdelaziz…). Je n’ai visité les lieux de naissance de mes parents rien que 3 ou 4 fois durant mon enfance.

    Il y a quelques années, mon défunt papa était un peu souffrant et s’énervait pour un oui pour non.
    Une fois, il y a eu une grande dispute entre lui et ma jeune sœur, alors pour le calmer, je lui ai promis de prendre un congé pour lui et le prendre avec moi là ou il voudra y aller. Il pensait que je plaisantais et que disais ça comme ça, juste pour atténuer quelque peu l’atmosphère qui régnait à la maison.

    Ayant pris une dizaine de jours et nous voilà mon papa et moi à l’est du pays.
    Durant sa jeunesse il a travaillé un peu partout, mais surtout à Constantine (chez André le juif et au messe des officiers Américains), à la frontière Tunisienne (Les mines d’El-kouif – Tébessa). Sans oublier son vécu dans les villes d’Annaba et de Skikda et ce, bien avant qu’il prenne le chemin de la France, en 1948.
    On a passé la nuit à Constantine et le lendemain, il voulait descendre pour aller voir de près la région, mais il savait que c’était impossible de monter vers les lieux de sa naissance, car c’était devenu un fief pour des hommes armés.
    Nous voilà sur le pont de Béni Haroun, beau à contempler et à visiter et on s’était promis de prendre des brochettes au retour.
    La 1ère déception : l’Oued Kébir n’est plus comme avant. Il était plus grand, plus beau et l’eau plus profond. Après El-Milia, mon père commençait à respirer de l’air comme il aimait le faire durant sa jeunesse. Sentir l’odeur de cette région était incomparable pour lui.
    A El-Ancer il demanda des informations concernant la montagne de Béni Oujhane et son bas (Louta). On lui expliqua que c’était impossible de monter , car non seulement il n’y avait personne, mais de plus, il y avait une forte possibilité de rencontrer des gens armés là-haut. On nous dit que cela fait 10 ans, personne n’a osé mettre les pieds là-haut, du côtés de maisons ancestrales. Même pas durant la cueillette des olives.
    On a traversé la passerelle pour aller de l’autre côté du oued Kébir et arrivé jusqu’à la mosquée de Béni Oujhane construite tout en bas de la montagne. Moi je ne connaissais personne, d’ailleurs mon père aussi. Il a demandé auprès d’une personne presque de son âge, on lui a dis qu’il était vivant et qu’il habitait telle maisonnette. On gare notre voiture en face quelques gardes communaux et eux étaient étonnés de voir le matricule portant le N° 16 (Alger).
    Un vieux allongé sur son lit et marié depuis quelques années à une kabyle (comme par hasard) qu’il l’a rencontrée à l’hôpital. Ils ont discuté et voyant que le bonhomme ne pouvait supporter davantage d’être dérangé, nous le quittâmes bien que mon père lui promette un autre passage avant notre départ.

    Là, mon père essaya de me sonder en disant : « Et si on allait là-haut !? ». Au début, je pensais que c’était juste pour me taquiner et voir ma réaction. « Papa, je t’ai promis que j’allais être à ta disposition tout le long de ce séjour et que j’irai là où tu m’ordonnerais d’y aller » lui avais-je répondu !!!
    Les premières enjambées, d’autres….., d’autres encore….. et nous voilà seuls comme des grands en plein montagne.
    Par précaution j’étais le premier devant et je lui demandais de me suivre et de mettre ses pieds sur les traces des miennes, car ne sait jamais avec les bombes enfouis par terre et autres explosifs.
    Mon père n’arrêter d’insulter et dire des mots méchants des terroriste et moi j’essayais de la calmer, car j’appréhendais leur apparition d’un moment à l’autre. Mon défunt ne reconnut plus sa terre natale, mis à part quelques oliviers qu’il disait que c’était lui l’initiateur et qu’il rajeunit de 70 ans le fait qu’il soit dans cet endroit magique (le paradis pour lui). La maison parentale n’existe plus, elle a été ensevelie, le chemin est devenu sinueux et rocheux, les herbes….
    Mon père n’arrêtait de dénoncer le terrorisme barbare, de me parler de l’histoire de la région, de me montrer quelques maisonnettes de sa famille en ruines…. qu’on dirait une visite touristique, oubliant que la forêt était infestée de terroristes et qu’on risquait lui comme moi d’être égorgés à tout moment.
    Hosni, je vous promets que j’ai prié rien que pour ça et que j’étais prêt à les rencontrer.

    Je pensais que le voyage montagneux allait se terminer à la vue de la maison paternelle, oh que non, mon défunt papa proposa de monter davantage et ce, jusqu’au mausolée de notre premier arrière grand-père, le Marabout.
    Je ne pouvais refuser et je devais exécuter ses demandes à lettre.
    Le mausolée en question se trouve au sommet de la montagne, tout en haut. Tout en prenant de l’altitude, nous avons constaté la trace d’un cratère de forme circulaire très récent ainsi que la présente pas loin d’une belle vache de couleur blanche.
    Nous continuâmes la montée jusqu’à notre arrivée au Mausolée. C’était vraiment le sommet et nous rencontrâmes une route bien goudronnée là-haut.
    La construction extérieure du mausolée était intacte, le tombeau du grand-père aussi, mais de l’intérieur une grande partie de la tuile était déjà par terre, que nous faisions du bruit mon père et moi lorsque nous marchions dessus.
    Et là, j’ai commencé à entendre des sifflets déguisés (certainement humains), que j’avais demandé à mon père de faire vite pour redesendre.
    Après quelques prières destinées à notre arrière-père (non pas à nous), nous commençâmes à descendre des lieux, non sans remarquer la présence de quelques anciennes bougies et des allumettes.
    Vous savez Hosni, j’étais totalement prêt à rencontrer les gens de la montagne (les terro), seulement j’allais leur expliquer le pourquoi de cette visite et s’ils décidaient de nous égorger, eh bien, j’allais juste leur demander une faveur : DE NOUS ENTERRER TOUT PRES DE NOTRE ARRIERE GRAND-PERE.

    En arrivant en bas (louta), après plus de 3 heures dans la montagne, les gens s’inquiétaient pour nous et pensaient qu’on n’allaient pas y retourner, tellement c’’était long pour eux.
    Mon papa était tout content d’avoir réalisé ce pèlerinage et qu’on soit revenus sain et saufs de notre dangereux périple.
    Les gardes communaux étaient furieux contre nous, car non seulement ils n’ont pas été avertis de notre montée, mais de plus, ils seraient contraint de monter nous ramener morts ou vifs de là-haut.
    Pour les calmer un peu, on leur a ramené des rafraichissements et donné de l’argent à toute personne se présentant à nous.
    Avant de quitter les lieux, il fallait prendre quelque chose de ce voyage et il n’y avait pas mieux que notre irremplaçable huile d’olives.

    Voilà en bref ce qui s’est passé et à la question qui m’avait été posée par les gardes communaux : « Votre papa, on comprend, il est vieux et qu’il voulait absolument voir ses lieux de naissance, mais vous, qui êtes né et habite la capitale? « Ma réponse était (tout en rigolant) : « Vous savez, il m’est arrivé la même chose que notre prophète Ismaïl, lorsque son père, notre prophète Ibrahim lui demanda de le sacrifier. Alors moi j’ai exécuté les ordres de mon père, voilà tout ».

    Bonne journée
    Sidali

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    • Azzedine dit :

      Bienvenu Sid Ali dans ce blog qui est une sorte de café populaire ou se rencontrent les gens de la région. Votre visite nous a fait un grand plaisir et l’histoire de feu votre père m’a personnellement ému , car je ressens les mêmes émotions chaque que je mets les pieds sur la terre de mes parents . Je ressens en outre une joie indescriptible chaque fois qu’une personne de chez nous tombe par hasard – le hasard fait bien les choses des fois- sur notre site ,s y attarde et nous fait même l’honneur , comme vous l’avez fait, d’échanger avec nous . je vous invite à lire les différents sujets contenus dans ce site et particulièrement les interventions relevées de notre grand frère Hosni auquel toute la région rend un grand hommage pour le livre remarquable qui lui a consacré. Bienvenu à nouveau et site est le votre . Ne manquez pas de nous écrire aussi souvent que vous le souhaitez.
      Azzedine Boukehil.

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  30. Sid dit :

    Merci Azzedine, j’ai des larmes aux yeux!

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  31. Sid dit :

    J’ai bien lu votre hommage et je vous en remercie. Merci Azzedine aussi pour le dérangement en ce 1er Mouharam et les belles photos insérées.

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    • Azzedine dit :

      C’est un devoir Sid Ali que ce modeste site essaye de servir d’interface entre le bled et ses enfants se trouvant ici et la et même à l’étranger. Notre credo est de mettre en relief le passé et le présent de notre région. N’est il pas scandaleux d’attendre 60 ans pour voir une étrangère évoquer un crime contre l’humanité qui s’est passé chez nous? Quant au dérangement, il n’y a pas lieu de la considérer ainsi d’autant qu’il m’a fallu juste enjamber le pont de Beni Meslem pour rejoindre le patelin de vos parents, car je suis originaire d’El Djemaa Beni Habibi , et je ne manque aucune occasion pour y aller me ressourcer.

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  32. Sid dit :

    C’est fabuleux Azzedine de le prendre ainsi et de toujours positiver. Dieu merci qu’il y a des gens comme vous et qui sont fiers de leur appartenance.
    Personnellement, je suis vraiment fiers d’être le petit-fils d’un marabout. Fiers d’appartenir à une région qui a servie le pays et qui a contribué grandement à sa libération.
    J’étais aussi fiers de savoir que parmi les déportés en Nouvelle Calédonie il y avaient des gens braves de la région d’El Milia.
    Que je cite nos mamans et grand-mamans comme référence de loyauté, d’amour et de bravoure. En disant ceci : « La femme vietnamienne est souvent citée comme référence, mais je trouve que la femme algérienne des montages de jadis l’était davantage et qu’il fallait la voir pour comprendre. Elle était tout et faisait tout ».

    Sachez Azzedine que la route n’était pas goudronnée lorsque nous l’avions traversée mon défunt papa et moi pour aller là haut, tout en haut, le vrai patelin quoi!
    Il faut savoir que mon défunt papa citait souvent « El Djemaa Bni Hbibi » et qu’il avait des amis de ce cher patelin.

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  33. kitouni Hosni dit :

    En poursuivant une lecture, je trouve ce matin cette information bouleversante, peut-être que quelqu’un y retrouvera un des siens :
    A Chekfa, , un certain Rabah Boulacel est retenu à la table du percepteur de Chekfa, un matin d’octobre 1900, à cause de son incapacité à payer l’impôt. Il meurt dans l’après-midi sous les coups de pied répétés du fonctionnaire. Pour cacher son crime le fonctionnaire fit transporter la victime dans un café maure voisin  » Et il obligea les témoins à déclarer que Rabah était mort dans le café.
    Voilà comment étaient traités nos parents. Allah Yarham Rabah Boulacel.

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    • El Milia Kvayl dit :

      Azul, salam alaykoum

      Je lisais plus haut des commentaires très touchant de compatriotes exhumant l’histoire douloureuse des membres de leur tribu et/ou famille.
      Et ils faisaient justement remarquer que l’oubli voire le désintérêt de certains de nos générations actuelles pour notre mémoire constituaient une faute
      Pour avoir souvent regretter que trop peu d’Algérien(ne)s aient la mémoire à « fleur de peau », pour avoir trop souvent ressenti la vivacité des mémoires arméniennes,juives,polonaises et même pieds-noirs,je désespérais de voire un jour cette lueur mémorielle renaître chez nous
      C’est pourtant le cas avec votre commentaire, vous ne pouvez pas imaginer à quelle hauteur vous vous êtes élevé professeur Kitouni en narrant l’histoire de ce matin d’Octobre 1900 et surtout, surtout , surtout en gratifiant notre « malheureux »(mais bienheureux chez Dieu) d’un « ALLAH YARHAM RABAH BOULACEL »
      Que plus d’un siècle après que feu Rabah Boulacel eût été atrocement assassiné , après qu’on ait falsifié y compris le déroulement de sa triste fin,un enfant du pays ,vous, réhabilitiez celui qui désormais devenait un personnage de notre mémoire qui jusquelà était sans héritiers ,, tout du moins le pensait-on…quel don de soi pour les siens.
      Vous m’avez mis les larmes pleins les yeux

      VOUS VOUS ÊTES SOUVENU

      BARAKALLAH FIKOUM,Qu’ALLAH se souvienne de vous , de votre famille passée, présente et future

      ps: le beau frère à ma maman,aujourd’hui décédé, Allah Rahmou, était professeur à l’université de Constantine (je crois d’Histoire), il s’appelait Hassen Boulacel originaire d’El-Milia,fils de Chahid, il me semble qu’il a exercé son savoir dans les années 1990
      Je ne sais pas si il s’agit d’un homonyme ou bien d’un lointain descendant mais l’histoire continue…..

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  34. El Milia Kvayl dit :

    Azul, salam alaykoum

    Je lisais plus haut des commentaires très touchant de compatriotes exhumant l’histoire douloureuse des membres de leur tribu et/ou famille.
    Et ils faisaient justement remarquer que l’oubli voire le désintérêt de certains de nos générations actuelles pour notre mémoire constituaient une faute
    Pour avoir souvent regretter que trop peu d’Algérien(ne)s aient la mémoire à « fleur de peau », pour avoir trop souvent ressenti la vivacité des mémoires arméniennes,juives,polonaises et même pieds-noirs,je désespérais de voire un jour cette lueur mémorielle renaître chez nous
    C’est pourtant le cas avec votre commentaire, vous ne pouvez pas imaginer à quelle hauteur vous vous êtes élevé professeur Kitouni en narrant l’histoire de ce matin d’Octobre 1900 et surtout, surtout , surtout en gratifiant notre « malheureux »(mais bienheureux chez Dieu) d’un « ALLAH YARHAM RABAH BOULACEL »
    Que plus d’un siècle après que feu Rabah Boulacel eût été atrocement assassiné , après qu’on ait falsifié y compris le déroulement de sa triste fin,un enfant du pays ,vous, réhabilitiez celui qui désormais devenait un personnage de notre mémoire qui jusquelà était sans héritiers ,, tout du moins le pensait-on…quel don de soi pour les siens.
    Vous m’avez mis les larmes pleins les yeux

    VOUS VOUS ÊTES SOUVENU

    BARAKALLAH FIKOUM,Qu’ALLAH se souvienne de vous , de votre famille passée, présente et future

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  35. kitouni dit :

    Monsieur El Milia Kvayl, Vous qui m’avez gratifié de si bonnes choses, merci pour la gentillesse de vos propos. j’essaie, mais j’essaie vraiment de contribuer à sauver la mémoire de nos valeureux martyrs. Rendre justice à leur combat. Ils sont morts pour nous, pour que nous puissions nous entretenir en hommes libres. Merci encore une fois et merci à notre frère Azzedine Boukehil le vaillant vigile de notre mémoire commune
    Hosni Kitouni

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  36. kitouni dit :

    Bonsoir,
    En cherchant un peu dans les archives on trouve des informations qui éveillent en nous des émotions subites Ainsi cette histoire d’une dame de notre tribu, il s’agit de Messaouda Ben Saba. Cette femme d’un courage exemplaire voici sa courte histoire.
    Après l’insurrection de 1871 beaucoup d’Algériens ont été déportés en Nouvelle Calédonie et en Guyane. De Bni Habibi il y a en plus de Mohamed Ben Ben Fiala, un certain Belkacem Ben Mohamed Ben Rabah. En 1878, le Gouvernement décide de demander aux femmes des gens déportés si certaines acceptent de rejoindre leurs maris. Voici la lettre du commandant de Djidjelli au Gouverneur.
    28 Aout 1878, Mr le Gouverneur
    En réponse à votre circulaire en date du 13 juillet, j’ai l’honneur de vous rendre compte que je n’ai trouvé dans toute l’étendue du territoire de mon commandement qu’une seule femme arabe disposée à s’expatrier pour aller rejoindre à la Guyane Belkacem Ben Mohamed Ben Rabah son mari.
    Cette femme appartient à la tribu des Bni Habibi et se nomme Messaouda Ben Saba.
    Je vous serai reconnaissant mon Général de bien vouloir me faire connaître à quelle époque, de quelle manière et sur quel point elle devra rejoindre le convoi de son sexe qui doit être dirigée sur la Guyane »
    je me demande ce qu’il en est advenue de cette héroine des Bni Habibi.

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  37. kitouni Hosni dit :

    A la demande de mon Ami Azzedine je vous propose ces informations sur le SEQUESTRE

    En ce qui concerne le séquestre collectif
    Le séquestre a été établi sur la tribu des Bni Habibi le 3 juillet 1872. La tribu n’a pas été admise au rachat en argent, mais en terre. C’est-à-dire qu’elle doit céder au domaine 1/5ème de ses terres. La liquidation du séquestre a duré 6 ans. C’est le 30 novembre 1877 que le commissaire au séquestre a établi les plans des parties à céder à l’Etat. Le gouverneur général a pris la décision de donner la main levée le 30 septembre 1878. C’est à partir de cette date que les terres ont été libérées.
    Le reste du territoire , soit les 4/5ème sont libérées. Les tribus peuvent les cultiver. Entre 1872 et 1878, les Bni Habibi, pour cultiver leurs terres, faire la cueillette des olives et des fruits de leurs arbres ils ont dû payer Hayen 810 francs par an et Oum Aggrioun 1180 francs par an. La base de calcul pour ces baux de location s’établit comme suit : Olivier : 0.50 francs ; figuier, 0.20 francs, maison de pierre 3.50 francs et gourbi 6francs et 7 francs par hectare de terre cultivable.
    Je n’ai pas encore retrouvé les plans des terres prises par l’administration. Celles-ci ont été ensuite cédées à la commune de Taher.

    En ce qui concerne le séquestre individuel
    J’ai retrouvé dans les archives du séquestre, la mise en adjudication des terres de quelques personnages séquestrés originaires des Bni Habibi
    1/ Un gourbi avec terrain à Elahachich, un petit jardin avec terrain en broussailles, et deux terres de labour au même lieu, une parcelle de terre à Eukeld Nazouzi, une autre parcelle à Ouer dou Boukihil, 1/3 indivis d’un terrain à Ouagled, un autre terrain au même lieu, et 25 oliviers sur le Communal.
    0.40 Ha, Douar Hayen. Ancien propriétaire : Khalfa Ben Bou M’zaïz.
    Mise à prix : 150 Fr, Prix adjudication : 150 Fr. Adjudicateur : Amar Ben Ferhat au Douar Hayen.

    2/ Droit de jouissance sur 2/9 indivis d’une prairie de terre de labour et Sorghos, et d’une autre prairie et Sorgho à Aïlman.
    0.19 Ha, Douar Hayen. Ancien propriétaire : Salah Ben Bou Dour.
    Mise à prix : 20 Fr, Prix adjudication : 25 Fr. Adjudicateur : Ali Ben Belkacem Ben Bou Dour du Douar Hayen.

    3/ 1/7 indivis d’une terre inculte à Siara, 1/6 indivis d’une terre de labour au même lieu, terre de labour à Ataïra, ¼ indivis d’une autre terre au m^me lieu, 3/2 indivis d’une terre de labour à Aït Chabah Doui, 3/2 indivis d’une terre avec arbres fruitiers et 25 oliviers à Amalia Di Tharyen.
    0.31,25 Ha, Douar Hayen. Ancien propriétaire : Belkacem Ben Mabrouk.
    Mise à prix : 50 Fr, Non adjugé, faute d’enchérisseur.

    4/ 1/7 indivis de 2 prairies à El Oraba, de 2 prairies à El Djeuheur, et d’une prairie à fi Médaïa, 1/7 indivis d’une terre de labour à K’nater, 1/7 indivis d’une terre de labour et prairie à Betour, d’une prairie à Di Ouldjar, d’un gourbi à Archibadi Sidi Ouaratch, avec terrain environnant, d’une jardin et terrain au même lieu, d’une autre prairie à Sia Ourat, de leurs terres à Yarri et Meritza, d’une prairie à Kioudan, et de 20 oliviers aux lieux dits Enkold Si Oued, Meritza, Ouadi Mena et El Ariefla.
    0.65,10 Ha, Douar Hayen. Ancien propriétaire : Braham Ben El Amar.
    Mise à prix : 100 Fr, Non adjugé, faute d’enchérisseur.

    5/ Un terrain avec gourbi et un jardin à Sibl, 2 parcelles de labour à Teira, un gourbi, un terrain vacant, une parcelle de labour, 1/44 indivis d’une terre de labour à Rerfen, 2 parcelles de labour à El Afia, ½ indivis d’une terre de labour à Di Kera, une autre terre complantée en fèves à Aouinet.
    161,99 Ha, Douar Oum Aghrioun. Ancien propriétaire : Mohamed Ben Bou Ghaba.
    Mise à prix : 300 Fr, Prix adjudication : 310 Fr. Adjudicateur : Ahmed Ben Cheriet à Djidjeli..

    6/ Un gourbi à El Aziba, une terre de labour au même lieu, ½ indivis d’une terre de labour à Aïn Dalia, ¼ indivis d’un gourbi et d’un terrain aux Ouled Younès, 30 oliviers disséminés.
    2.91,87 Ha, Douar Oum Aghrioun. Ancien propriétaire : Ali Ben Oudina.
    Mise à prix : 300 Fr, Prix adjudication : 310 Fr. Adjudicateur : Ali Ben Belkacem Ben Oudina,

    Bonne lecture
    H. Kitouni

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