Azel des Beni Habibi, la Vente du Séquestre

République Française

Algérie

Département de Constantine

Administration de l’Enregistrement des Domaines et du Timbre

Direction de Constantine

Bureau de Djidjelli

Article 386 du Sommier de Constantine n° 1

Dossier numéro 282

Actes Administratifs numéro 197  du ??????? 1940

Vente de Gré à Gré

                                                 Nous soussigné, sous préfet de l’Arrondissement de Bougie, agissant en vertu d’une délégation en date du six septembre mil neuf cent trente neuf (6/9/1939) numéro treize mille cinquante quatre vingt deux (13582) au nom de Monsieur le Préfet de Constantine représentant le domaine de l’Etat.

                                               Assisté de Monsieur Boulefa, Receveur des Domaines par intérim à Djidjelli.

                                             Vu la décision de monsieur le Gouverneur Général de l’Algérie en date du (3/8/1936) ……etc

                                             Vu le procès verbal d’expertise contradictoire dressée le (22/4/1937) ……etc

                                              Vu la délibération de la commission municipale de Taher du (5/8/1938) …..etc

                                             Déclarons vendre en toute propriété à la Commune Mixte de Taher, représentée par monsieur Poulard, son administrateur :

La partie disponible de l’Azel Domanial des Beni Habibi, dit douars oum Aghrioun et Hayen (Commune mixte de Taher), d’une superficie de quatre cent cinquante hectares, trente huit ares, cinquante centiares (450H 38A 50C), comprenant neuf lots  (J’espère pouvoir publier le détail de ces 9 lots prochainement, NDR) dont l’un est au douar oum Aghroune et les huit autres au douar Hayen, savoir  : ………etc

C’est la première page d’un manuscrit comprenant 21 page dont nous allons découvrir l’essentielle dans ce qui suit:


1ère page

1ere page

Il s’agit ici, comme l’on peut constater, d’un acte de vente d’un bien immobilier dénommé « Azel des Beni Habibi » commune mixte de Taher . Ces limites sont décrites en détail dans les pages de 2 à 5/21 du document et sa superficie et calculée au centiare (1m2) près. Le vendeur est le service des domaines de la république française et l’heureux acquéreur est la commune mixte de Taher représentant l’administration française, ce qui prévaut à conclure que la France coloniale vent à la France coloniale.

Tout le monde admet que tout vendeur doit fournir la preuve irréfutable qu’il est  titulaire d’un acte de propriété en bonne et due forme du bien sujet à une vente, faute de quoi la transaction devient obsolète. La question qu’il convient de se poser ici est la suivante : par quel moyen le vendeur s’est retrouvé propriétaire de l’« Azel de Beni Habib » ?

                                                Cet immeuble (l’Azel des Beni Habibi, Ndlr) consigné sous l’article 386 du sommier de Constantine n°1 du bureau de Djidjelli, appartient à l’Etat au titre du séquestre.

Extrait de la 5ème page

La définition de séquestre qui me plais le plus dans ce contexte est celle en rapport avec le sens étymologique du verbe séquestrer « Maintenir quelqu’un enfermé en le privant arbitrairement et illégalement de sa liberté ». Mais pour être un peu  plus pragmatique, il nous serait profitable de citer quelques définitions datant de l’époque coloniale elle-même :

1ère définition : Dépôt (d’un bien en litige) aux mains d’un tiers jusqu’au règlement de la contestation. Être, mettre, placer sous (le) séquestre; mettre le séquestre sur

2ème définition :Séquestre d’intérêt général. Séquestre ordonné par mesure d’intérêt général ou de sécurité publique et confié à l’administration de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre (d’apr. Réau-Rond. 1951).

3ème définition : Main mise d’un État sur des territoires ou des biens appartenant à un autre État ou à ses ressortissants.   Séquestre de guerre. Le Roi de Naples menace, si l’on ne tient pas les engagements contractés envers lui, de mettre sous le séquestre les biens des Suisses qu’il a sous la main et ils sont considérables (Gobineau, Corresp. [avec Tocqueville], 1850, p. 111).

Pour rester toujours pragmatique, il serait utile de faire « l’éloge des exploits » qu’a réaliser l’armé coloniale sous le commandement du Maréchal de Saint-Arnaud lors de son expédition dans le nord constantinois ouvrant la porte à la séquestration des terres arables et la castration des hommes honorables (qui se pérennise) :

Lettres du Maréchal de Saint-Arnaud 1832-1854 page 237

Lettres du Maréchal de Saint-Arnaud 1832-1854 page 358

L’âme de nos ancêtres qui ont irrigué ces terres de leur sang est encore séquestrée, car justice n’est pas encore rendue après près d’un siècle et demi de séquestration. Cet acte de vente est encore d’actualité et considéré comme document ultra-officiel par notre service des Domaines. Par conséquent, il devient la seule référence pour tout les services de l’Etat (algérien bien-sûr)  et même par ironie du sort pour les petits « élus » du petit peuple!.

Un appelle est lancé aux pouvoirs publique, de l’Algérie normalement indépendante, de procéder à l’annulation pure et simple de cet Acte de vol qualifié commis à l’encontre d’une population qui à toujours payé le prix le plus fort dans tous les drames qu’ a vécu le pays.

Djelloul

 

 

              

20 commentaires pour Azel des Beni Habibi, la Vente du Séquestre

  1. camusus dit :

    intéressant mais incomplet

    J'aime

    • Djelloul dit :

      Merci mais reproche incomplet

      J'aime

      • Azzedine dit :

        Merci Djelloul pour ce superbe effort de recherche et d’analyse.Au regard de ton texte et celui de Hosni , je pense qu’on est pas très loin de savoir quand le premier Hbibatni eut franchi Tazar.
        Ce premier pas est certainement un pas de géant vers la connaissance histoire . Les avis contradictoires , les informations puisées dans différentes sources ,les lectures et questionnements de divers supports disponibles , ne feront qu’enrichir et rehausser les débats .Aussi , j’invite tous les internautes qui visitent ce site à nous faire part de leurs commentaires .Encore une fois merci .

        J'aime

  2. Administrateur dit :

    Merci cher Djelloul pour cette superbe contribution. Elle indique très bien dans quelle direction nous devons partir pour aller à la recherche de notre passé commun. Ressortir des documents inconnus ou oubliés fait partir de ce travail de bâtisseurs sans lequel la vérité jamais ne verra le jour.
    Cependant le commentaire de notre ami qui signal l’« incomplétude » de cette contribution, n’est pas totalement faux pour deux raisons au moins que j’aborde ici brièvement mais sur lesquelles je reviendrai plus amplement une autre fois.
    1- L’existence du Azel et sa définition:
    2- La définition exacte de séquestre et sa justification.
    Pour se faire comprendre il faut savoir ce que signifie Azel. Le terme Azel, (signifiant, isoler, extraire, séquestrer) s’appliquait pendant la période Turque aux terres saisies par l’autorité de la province (Turque) et qui étaient données en apanage à quelques personnages ou familles alliées. Toute terre Azel est une terre volée à ses propriétaires légitime pour être mise au service de l’Etat Turc et de ses serviteurs. Ces terres Azels étaient très nombreuses dans la province de Constantine. Mais à ma connaissance dans notre région, il existait un seul Azel il était chez les Bni Idder. Ce sont les Moula El Chokfa qui en avaient l’apanage. J’apprends par Djelloul et pour la première fois qu’il existait egalement un Azel un Bni Habibi. Quel était son emplacement exacte. Qui en avait l’apanage. En tous les cas les documents du Senatus Consulte, le cadastre des terres ne mentionne nulle part cet Azel. C’est une grosse question qui soulève un point d’histoire. Mais s’il venait à être prouvé qu’il existait un Azel à Bni Habibi cela nous indique tout au plus que les Turcs avaient mis pied dans notre tribu.
    Après 1830 toutes les terres Azels réparties à travers l’Algérie ont été considérées par la l’autorité Française comme domaine de l’Etat et elles ont été intégrées au domaine de l’Etat pour ensuite connaître des fortunes diverses (vendues, concédées etc…)
    2_ Le sequestre qui a frappé les Bni habibi date de deux périodes et est de deux natures
    a) sequestre individuel frappant quelques familles ( Notamment Fiala et Bouarouar et beaucoup d’autres dont nous avons les noms… Sequestre sur les biens meubles et immeubles intervenu après 1871
    b) Sequestre collectif qui a frappé toute la tribu également en en 1872.
    Un autre sequestre est intervenu après 1882, il est venu en conséquence des incendies.
    Les terres sequestrées par la colonisation ont été intégrées au domaine de l’Etat et par la suite soit concédées à des colons, soit revendues à des Algériens, soit mises en location.
    L’Algérie indépendante a eu à gérer cette situation. Que faire des biens collectifs des tribus dont a hérité le domaine. Terres séquestrées ou provenant des Azels.
    C’est toute la problématique de la question agraire que Boumedienne a voulu résoudre par la révolution Agraire et qui demeure hélas encore pendante.
    Merci encore une fois pour votre contribution. Nous avancerons plus si on venait à connaître en détail l’emplacement de cet Azel.

    J'aime

    • Djelloul dit :

      Dans le Senatus consulte du 22 (?ou 23) avril 1863 promulgué par Napoléon III, relatif à l’organisation des statuts fonciers en Algérie, les terres de la tribu des Beni Habibi n’étaient nullement désignées par le terme d’Azel. A cette même époque l’administration coloniale procédât au découpage des terres à caractère collectif en lotissements individuels, détruisant ainsi le caractère familial initialement établi du droit de propriété où toute transaction libre est prohibée. Cela aboutit au fractionnement de la tribu en Douars et au morcellement de ses terres en melks, groupe-melks, lots et cantons forestiers, tous inventoriés et numérotés.
      En 1871 éclatât la révolution de cheikh Mohammed El Mokrani et cheikh El Haddad à laquelle adhèrent les hbibatnis en masse sous le commandement du cheikh Mohammed Ben Fiala et Mouley Chekfa ( el Hocine Ben Ahmed de son vrais nom ). Ces deux dernier furent capturés le 21/08/1871 et cheikh Mohammed Ben Fiala fut exécuté à El Milia (à confirmer). En représailles à cette révolution, les deux Zaouia des deux cheikhs sont détruites et brulées le 4 et 5 de la même année alors que la population se voit spolier de ses terres lesquelles seront par la suite placées sous séquestre.
      J’en conclu, sans être en mesure de le prouver, que c’est après, et seulement après, leur séquestration que les terres de la tribu des Beni Habibi sont qualifies « péjorativement » d’Azel, uniquement dans le but de se conformer à la législation foncière française. Une législation qui utilise des méthodes dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont tortueuses, en particulier le senatus consulte et la loi Warnier qui dans son article 1er stupule : «tous les droits réels, accords et fondements des décisions basés sur la législation musulmane ou tribale qui seraient en contradiction avec le droit français sont annulés. » Ou encore l’article 822 du code civil français, lequel stipule : « S’il s’avère impossible de procéder au lotissement du bien immobilier de manière convenable, il est nécessaire de promulguer une décision autorisant la cession. ».
      Je pense que pour éviter tout amalgame, une étude historico-notariale s’avère des plus urgente.

      J'aime

  3. Administrateur dit :

    Cher Djelloul;
    On pourrait épiloguer des pages durant sur le Senatus consulte et les points d’histoire. L’important me semble t-il c’est d’aller à la découverte de notre patrimoine positif, celui qui pourrait enrichir notre présent de plus de sensibilité et de poésie.Nous avons retrouvé un magnifique pays, que devons nous faire pour le transmettre à nos enfants encore plus beau, plus riche, plus enraciné, plus coloré, telle est me semble t-il la vraie question. J’ai en passant, vu de vieilles maisons de nos ancêtre, que pensez vous si l’on venait à en sauvegardée une ou plusieurs, pour les transformer en site culturel, pourquoi ne pas envisager de protéger certaines aires aux richesses incomparables;, faire de nos paysages un lieu d’accueil et de randonnée. S’il faut aborder les point d’histoire, il faudrait le faire avec sources et textes à l’appui, ce n’est peut-être pas l’endroit, ou alors réservons un espace pour cela, celui du musée virtuel, que l’on consacrerait exclusivement aux débat savant sur les questions d’histoire. Je pense notamment en passant, au magnifique patrimoine que représente la Zaouïa de Sidi Ouaret et à la maison de Ben Fiala. Voilà des monuments historiques qui sont en train de mourir, pourquoi l’APC, nous tous, ne tenterions nous pas de les sauvegarder comme lieux de notre histoire commune. Vous posez la question de savoir ce qu’il était advenu de Ben Fiala Mohamed, sachez qu’il est mort de maladie dans un hôpital de Brest en avril 1874. Sa peine de mort ayant été commuée en déportation. Son compagnon et ami Hocine Ben Ahmed Moula Chokfa, est mort 28 jours après lui dans les mêmes circonstances. La maladie du dépit et de la nostalgie les a emportés.s Nous avons là deux héros magnifique qui représentent à l’égal d’El haddad, des personnalités de premier plan dans la lutte contre le colonialisme. La ville d’El Djemaa a t-elle pensé à commémorer son héros?
    Bien à vous.

    J'aime

    • Djelloul dit :

      Je vous remercie pour ces précieuses précisions et je me résigne à votre avis, en évitant de faire de longs commentaires, qui peuvent parfois, s’avérer superflus. L’idée du musé et des sites culturels ou encore l’aménagement de sentiers pour les randonnées, ne peut qu’être très bonne. Il suffirait d’un petit pas dans se sens et un peu de bonne volonté pour déclencher l’avalanche culturelle qui sommeille en nous tous sans distinction du niveau d’instruction.

      J'aime

  4. Azzedine dit :

    Notre ami Karim a eu l’amabilité de nous transmettre une monographie de Beni habibi . Cependant, pour des raisons d’éthique, nous ne pouvons la publier sans avoir eu l’autorisation de l’auteur , en l’occurrence l’administrateur du site de Beni foughal. Néanmoins , ceux qui sont intéressés par le contenu du dit article , il peuvent consulter le lien suivant :

    http://www.benifoughal.com/espace-tribal/monographie-cercle-de-djidjelli-fractions-et-noms-des-cheikh-1845/monographie-23-les-beni-h-abibi/

    La lecture de l’article en question nous amène à faire quelques remarques :
    1. Cet écrit n’est pas un travail historique ou scientifique , mais un simple recensement fantaisiste fait par les soldats français tout au long d’un parcours qui n’obéit à aucune logique
    2. Beaucoup d’erreurs de transcription sont relevées en évoquant des noms des tribus , et si l’auteur nous autorise, ne procéderont aux corrections nécessaires des noms .
    3. Les frontières décrites dans le texte ne correspondent pas aux territoires des tribus qui sont censées en être les maitres.
    4. La rareté des écrits/supports, traitant de notre région, fait de nous des consommateurs avides de genre d’écrits même s’ils ne valent rien sur le plan historique.

    Pour les autres erreurs, je laisse le soin à chacun d’apprécier de lui-même.

    Mais encore une fois , un grand merci à Karim.

    J'aime

  5. Site Benifoughal dit :

    Bonjour Monsieur,

    Je vous contacte suite au msg que vous avez posté sur votre site: je suis tout à fait ok pour que vous mettiez en ligne directement sur votre site le texte concernant les beni Habibi et les photos de la page du document correspondant!
    Les docs ne sont pas ‘à moi’, ils appartiennent à nous tous…par contre effectivement j’apprécierai si vous mettez un lien vers mon site pour que les gens intéressés par le reste du doc puissent aller le lire.
    Je vais aussi mettre un lien vers votre site dans ma section liens – je viens de le découvrir aujourd’hui en analysant mes statistiques…

    Vous dites qu’il y a des erreurs de transcription dans le doc: j’ai essayé de recopier fidèlement le texte l’original => ai-je fait des erreurs en recopiant, ou bien est-ce l’auteur qui a estropié certains noms? dans les deux cas je suis intéressée, je peux faire des corrections si j’ai mal recopié, et faire figurer des notes de base de page avec vos remarques si vous voulez commenter ce qu’a écrit l’auteur,

    En attendant votre réponse,
    Bonne journée,

    Bien cordialement,

    Bahia
    http://www.benifoughal.com
    Facebook: Beni Foughal la tribu
    twitter: http://twitter.com/benifoughal

    J'aime

    • Azzedine dit :

      Bonjour Chère Madame,

      Je tiens d’abord m’excuser pour le retard pris pour vous répondre et cela est à imputer à la non consultation des mails envoyés à la boite vers laquelle vous nous dirigé votre courriel.

      Je commence par vous féliciter de la qualité du travail et des documents publiés sur votre site.

      Je tiens également à vous rassurer en parlant de mauvaise transcription , que ce fait ne peut nullement vous être reproché mais que l’auteur en est la cause .

      Puisque vous avez eu l’amabilité de réagir à notre écrit, permettez-moi d’étayer mes précédent propos en m’efforçant d’être précis autant que je peux, sachant que le la tradition et l’oralité constituent l’unique moyen en notre disposition :
      1. « Ouled Chebel, cheikh Mohamed ben bou Doura” : ce nom pourrait désigner Boudour , une grande famille établie à Hayenne et El Houch .Pourqoui l’auteur cite Cheikh Mohamed pour ensuite mettre en exergue l’influence de Messaoud ? s’agit de la même personne ?

      2. « Ouled Thi’ane » : s’agit -il de Arb Etteyana ou ou de Arb Hayenne ? car , tel que mentionné Ouled Th’iane ne correspond à rien de nos jours ,sauf si cette tribu n’a laissé aucune descendance.

      3. Je ne suis pas arrivé à expliquer dans quel contexte l’auteur cite « Saïd ben Ameur » ,mon arrière grand père et « Ameur ben Kerika ».

      4. Les Beni Ider se trouvent à l’ouest et non au sud avec les Beni Aicha .

      5. Oued Bou Salem n’est pas l’unique rivière, ni la plus grande, comme le décrit l’auteur . En réalité, c’est « El Oued Di Lektane » qui prend sa source à Ouled Manceur au même titre de « El Oued Di Wahran » .Les deux Oueds convergent au niveau Bou Salem et rencontrent quelques « chaabets » qui descendent de Teylmam . L’oued Bouamer reste, de toute évidence, le plus imposant cours d’eau, puisque il part de Seddat , traverse Ezzaouya et rencontre El Oued El Kebir au niveau de Beni Meslem .

      6. « Les Ouled Sidi ahmed ben Lalad” : Il est plus juste de parler d’ouled Sidi Ahmed Ben Labed qui forment une seule et grande famille avec Moulay Chekfa.

      7. A ma connaissance la Zaouya de Sidi Lebcir se trouve à Hayenne , au nord et non à l’est de Ben Habibi . A l’est c’est le territoire de la tribu de Beni Meslem.

      8. Louange à Dieu que le parallèle s’arrête au chiffre 40 avec le célèbre personnage de Baghdad !!!!! . En tout cas, nos ancêtres ne nous ont pas fait état de l’existence de ces 40 marabouts dont parle l’auteur.

      En résumé, ce sont la les quelques remarques à propos de ce texte légué par le colonialisme. Les Hbibatnis peuvent s’estimer heureux que cet écrit les a uniquement dépeints comme guerriers. J’ai vu d’autres tribus de la région décrites dans des écrits pareils comme des êtres qui venaient juste émerger de la préhistoire.

      J'aime

      • cher azzedine je voudrais savoir si vous en aviez l’arbre genealogique de la famille elabed dont notre arriere grand pere est entérré a jijel sidi ahmed el abed avec son fils med dont j’ai pu visité ezzaouia
        Merci cher frére
        mon email ea_skikda@yahoo.fr

        J'aime

      • Bahia dit :

        Bonjour,

        alors:
        – au sujet de Mohamed/Messaoud ben bou Doura: en lisant votre mail j’ai compris que j’avais fait une erreur de transcription. J’ai relu attentivement le manuscrit => il y a bien écrit Messaoud partout… je viens de corriger cette erreur.

        – votre remarque sur Ouled Thiane => je viens de la mettre en ligne en commentaires sur la page consacrée aux Beni Habibi. Il me semble que le nom reçoit beaucoup à Etteyana, qu’en pensez-vous? Il est vrai que la transcription des noms était assez fantaisiste à l’époque, c’est un pb permanent quand on recherche des documents!

        – au sujet de votre arrière grand-père: quand je lis le doc je comprends qu’il était chef de la fraction Ouled Makeul. L’auteur procède ainsi pour toutes les tribus: nom de la fraction, une virgule, nom du Caïd de la fraction, point virgule avant de passer à la fraction suivante.

        – remarques 4, 5, 6, 7=> je vais les faire figurer aussi à côté du texte

        En vous souhaitant une bonne fête de l’Aïd,

        Bien cordialement,

        Bahia

        J'aime

  6. Rachid dit :

    Bonjour,
    Djelloul a mentionné plus haut que Mouley Chekfa et Mohamed Ben Fiala ont été capturés le 21/08/1871 et que ce dernier a été exécuté à El Milia. Ces deux leaders ont été jugés et condamnés à la déportation en Nouvelle Calédonie par la cour d’assises de Constantine, la première séance de ce grand procès a eu lieu le 10 mars 1873. L’acte d’accusation établi le 21 septembre 1872 en ma possession le mentionne « Détenu », donc vivant. Mouley Chekfa est mort le 20 avril 1874 à l’hospice maritime de Brest et enterré dans cette ville. Les déportés étaient d’abord acheminés en France en transit dans l’attente d’un bateau pour la Nouvelle Calédonie. Concernant Mohamed Ben Fiala, peu de détails existent à ce sujet, ce qui est sur il ne figure pas dans le listing des déportés ayant séjourné en Nouvelle Calédonie. Je serais vivement intéressé si d’autres personnes ou ses proches possèdent des précisions. J’ai retrouvé dans les archives un Mohamed Ben Belkassem (nom presque identique à celui de Ben Fiala), déporté et mort aussi à Brest, mais il est du Arch des Ammal, rien à voir avec Ben Fiala.

    J'aime

  7. elkaitouni elhousni dit :

    Cher Rachid,
    Vous posez la question de savoir ce qu’il était advenu de Ben Fiala Mohamed, sachez qu’il est mort de maladie dans un hôpital de Brest en avril 1874. Sa peine de mort ayant été commuée en déportation. Son compagnon et ami Hocine Ben Ahmed Moula Chokfa, est mort 28 jours après lui dans les mêmes circonstances. Ils ont été enterrés dans une fosse commune. Quelles sont les sujets qui vous intéressent et sur lesquels vous souhaitez avoir des informations? Vous évoquez par ailleurs des archives, de quoi s’agit il au juste?
    Il serait bien que des amis qui ont des informations sur l’insurrection de 1871 en donnent témoignage!

    J'aime

  8. Rachid dit :

    Cher Elkaitouni,
    Merci pour cette réponse intéressante. En effet, Mohamed Ben Belkassem que j’ai cité plus haut, déporté, est mort à l’hospice maritime de Brest le 12 mars 1874. Mouley Chekfa décèdera par la suite dans le même hospice 20 avril 1874 (Mehdi Lallaoui). J’étais à peu près convaincu que ce Mohamed Ben Belkassem est bien Mohamed Ben Belkassem Ben Fiala pour plusieurs raisons mais je voulais avoir la certitude absolue que c’est bien Ben Fiala. Dans une lettre écrite et signée (en arabe) par Mohamed Ben Belkassem au président Mac Mahon, une écriture et un style digne des zaouias, il mentionne à la fin Arch Ammal. C’est ce dernier point qui reste à éclaircir pour lever le peu de doute car je ne sais pas si Ben Fiala faisait partie de ce Aarch des Ammal. Pour info, ces deux illustres leaders devaient embarquer dans La Loire le 5 juin 1874 pour être acheminés en Nouvelle Calédonie. Ce que vous dites est tout à fait plausible.
    J’ai consulté un très grand nombre d’archives principalement en France et en Nouvelle Calédonie.
    Si vous êtes intéressé par cette insurrection de 1871, vous pouvez consulté dans internet des articles que j’ai publié à ce sujet et qui concernent principalement le sort des déportés de cette insurrection. Mon nom est Rachid SELLAL

    J'aime

  9. afrit noureddine dit :

    très ravie de lire sur lazel de béni habibi ,Monsieur djeloul je vous partage toute opinions et sentiments ; pour moi je suis decendants des AFRIT de ouled gheni de beni meslems . ma famille et ma tribu elle est aussi souffrante de ce azel, j éspère que nous seront libre un jour par l’algerie libre! mais unissons nous pour cette cause et d autre! signé Noureddine Afrit Ben Messaoude Benmmar .

    J'aime

  10. Noramelement l’etat algerien devra restituer tous les biens séquestrés ..mais comme on est géré par des gens qui ont un esprit socialiste… Ce problème prendra encore des années a se régler …

    J'aime

  11. hassan tamine dit :

    Mes amis nous avons le même cas de séquestre des terres de la tribue de Béni Meslem, suite à un attentat commis contre les troupes du colonisateur, il s’agit d’un terre fertile se trouvant du côté gauche de l’oued el Kébir juste à la sortie du village de Belghimouz, elle est squatté par le sinistre Mrimèche moyennant des pôts de vin, oû il a irrigé une pompe à essence en toute impunité en détruisant des arbres centenaires .

    J'aime

    • Afrit Siham dit :

      que pouvons nous faire ? car nous aussi nous somme de la tribu des beni mesless si nous unissons nos forces on pourra arriver à rétablir la justice

      J'aime

  12. سليم dit :

    من تلمسان نحيي سي جلول على المجهود المبذول في سبيل اظهار هذا الامر المغيب نحن كذالك نصارع من اجل الاعتراف فقط بهذا العمل الذي قامت به فرنسا و كرسته الادارة الوطنية

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s